Llyree

~Âme de littéraire ^^~

Isabelle Delvaux

le 24/10/2006 à 20h25

"Si on avait la vie qu'on rêve, on rêverait de la vie qu'on a."

Dis moi, dis moi que tu m'entends


Au moins que tu me vois


Qu'on a encore le temps


Dis moi pourquoi j'ai froid



J'ai mal, j'ai mal si simplement


Au plus profond de moi


Et toi, si tu m'entends


Toi aussi tu as froid



Et toi, Qu'est ce que tu peux répondre


A cette vie qui s'en va


Et toutes celles qui s'effondrent


Et vouloir encore ça



Extrait de la chanson : ICI

De je sais pas qui :$

le 25/09/2006 à 19h34

"A rêver trop longtemps, on finit par connaître des réveils douloureux."

"l'amour c'est rien" ?!

le 20/09/2006 à 15h14

"Il arrive quelque fois qu'une femme cache à un homme toute la passion qu'elle sent pour lui, pendant que de son côté il feint pour elle toute celle qu'il ne sent pas."


La Bruyère

...

le 03/09/2006 à 00h28

J’en profite pendant que je suis en vacances pour mettre à jour cette rubrique.


Durant le mois d’Août, j’ai lu cinq livres, assez divers que je vous conseille plus ou moins. :p



Tout d’abord, j’ai lu « Les armoires vides » et « Une femme » d’Annie Ernaux, soit le même auteur que « la place ». Ces deux livres sont du même genre que le dernier : touchant, rarement ennuyant… une preuve : je les ai fini tout les deux ^^. Dans « Les armoires vides », Annie Ernaux évoque sa vie de petite fille jusqu’au moment de son avortement. Comme dans « la place », elle ne mâche pas ses mots, et ne passe pas par quatre chemin pour nous raconter ce qu’elle a vécu. Néanmoins, elle utilise un langage familier -patois normand?!- pas toujours évident à comprendre :p. Dans « Une femme », Annie Ernaux retrace comme elle le peut la vie de sa mère qui vient alors de mourir. Je trouve que certain passage son extrêmement touchant. Je pense que c’est un bon complément de « La place » où Annie Ernaux paraissait ne pas trop en vouloir à sa mère comparé à son père. Dans « Une femme », la mère en prend aussi pour son grade. Et même si je trouve toujours Annie Ernaux dure dans certains de ses propos, j’estime qu’elle a beaucoup de « courage » de les écrire !!



Ensuite, j’ai lu la nouvelle d’Annie Proulx « Le secret de Brokeback Mountain » dont l‘adaptation fût une franche réussite -toujours mon avis…-. Je l’avais déjà lu, mais comme j’ai eu l’occasion de revoir le film, eh bah… j’ai relu le bouquin. Etant donné que j’arrive sans mal à me détacher d'un livre quand je regarde l'adaptation cinématographique et vice versa., je n’ai été déçue par ni l’un ni l’autre. D’autant plus que certains dialogues sont exactement tels que Annie Proulx les avaient écrit… Donc, si vous avez aimé le film, la nouvelle devrait vous plaire sans problème =)



J’ai enchaîné avec un petit livre s’intitulant « L’été du secret » de Michèle Gazier. Sincèrement, il ne casse pas des briques. Néanmoins, je ne me suis pas ennuyée en le lisant. C’est l’histoire d’une jeune fille française qui part en voyage linguistique en Espagne chez de la famille éloignée qu’elle ne connaît pas. Elle y découvrira des secrets que jamais personne n’avait voulu lui révéler !! Je ne l’ai pas acheté au rayon littérature de jeunesse mais ça aurai pu puisque c’est un livre très facile à lire !!



Et le meilleur pour la fin « Geai » de Christian Bobin.


Comme il n’y a pas de résumer au dos de la couverture, vous allez devoir vous contenter du mien. Cette histoire parle d’un petit garçon, relativement solitaire, qui découvre un beau jour le visage souriant d’une femme au beau milieu d’un lac gelé. A partir de ce moment Geai -la femme- accompagnera Albain partout, sans que personne d’autre que lui ne puisse la voir…


A lire mon résumer, on pourrait croire qu’il ne s’agit que d’un livre pour enfant, d’un enfant parlant de son ami imaginaire… Mais il est beaucoup plus que cela !! Je vous laisse découvrir la suite…


Ce livre est relativement court, bien écrit, facile à lire… J’aime beaucoup le ton et la manière dont il est écrit. Il est à la fois ironique, déluré, décalé et les mots y sont très justes. Je ne peux que le conseiller.


A défaut donc d’avoir un résumer, la phrase inscrite au dos du livre est une citation, inutile de dire qu’elle est terriblement bien choisit puisque c’est ce qui doit donner aux lecteurs envie de lire ce livre et c’est d’ailleurs -tant qu’à faire- après avoir lu cette phrase que je me suis dit que je me devais absolument lire ce roman : « Geai était morte depuis deux mille trois cent quarante deux jours quand elle commença à sourire »… Il n’y a rien à dire de plus… cette phrase donne à merveille le ton du livre !! Et j’adore !!


Juste une petite citation même si je pourrai en écrire davantage… :


« Non, je n’ai pas envie d’une piscine. Est-ce que seulement j’ai envie de quelque chose? J’ai tout. Chaque matin j’ouvre les yeux et je me découvre milliardaire : la vie est là, discrète, bruyante, colorée, petite, immense. Le chaos, les siècles et les étoiles ont bâti cette merveille pour moi, pas que pour moi, bien sûr, mais est ce ma faute si je sais reconnaître un cadeau, si je ne fais pas grise mine devant ce trésor, est ce ma faute si je n’ai pas le goût de faire le tri et si tout me vient comme une chance, même les migraines, même cette douleur au gros doigt du pied gauche? »



Je viens de prêter ce livre à une amie, j’espère qu’elle ne sera pas déçue !!

"J'aurais aimé t'aimer
Comme on aime le soleil
Te dire que le monde est beau
Que c'est beau d'aimer
J'aurais aimer t'écrire
Le plus beau des poèmes
Et construire un empire
Juste pour ton sourire
Devenir le soleil
Pour sécher tes sanglots
Et faire battre le ciel
Pour un futur plus beau
Mais c'est plus fort que moi
Tu vois je n'y peux rien
Ce monde n'est pas pour moi
Ce monde n'est pas le mien"

"Les armoires vides" Annie Ernaux

le 25/07/2006 à 02h26
  Un début de lecture dans les transports en commun, en fin d'année universitaire, une reprise une nuit d'orages *violents les orages*, une continuité en attendant le passage des cyclistes du Tour de France *passage dans ma ville "l'oblige"* et une fin, en début de dimanche soir : "Les armoires vides".
    Premier livre écrit par Annie Ernaux en 1974, mais le second que je lis de cet auteur. Le premier fût "La place", que j'ai du lire pour les cours de cette année. *Deux exposés à la clef, un stress fou à l'idée de passer un oral et encore plus à l'idée de mal interprété les dires d'Annie Ernaux, mais une envie de dire à quel point j'ai aimé ce livre mais aussi à quel point il m'a touché et dérangé. Au final, je ne suis pas passée.*
J'ai donc beaucoup aimé "La place", les mots y sont durs, touchants : une femme (l'auteur) qui avoue sa honte s'avoir eu honte de ses parents ou plus précisément de son père... alors que ceux-ci faisant tout pour que leur fille unique vive bien, apprenne bien, réussisse... pas comme eux...
    Dans "Les armoires vides", l'histoire est quasiment similaire. Elle nous expose la honte qu'elle a éprouvé face à son milieu social d'origine. Cette honte ne s'arrête donc plus à ses parents... Au début, toujours le même principe de "flashback" *si je peux l'appeler ainsi* : une histoire de départ qui est justifié et qui justifie la suite, toute l'autobiographie. Comme je le disais, ici sa rancoeur, n'est pas seulement envers son père, sa mère est présente au même titre, beaucoup plus que dans "La place". Sa vie à elle, à Denise Lesur (Annie Ernaux) y est beaucoup plus exposé : sa quête du "bon goût" entre autre...
Dans "La place", elle revendique une "écriture plate", alors que dans "Les armoires vides", je trouve que l'écriture n'est pas vraiment la même. Elle emploie certains mots, un jargon que ses parents devaient employer, qui n'est pas forcément compréhensible au premier abord... Je croyais pourtant qu'elle pensait avoir perdu le langage que ses parents avaient, et pas la même la seule chose qu'ils lui avaient apprise...
Je n'en dis pas plus à vous de découvrir pourquoi cette honte... ;)
    Ce livre m'a plus mais en complément de "La place". Si je n'avais pas lu ce dernier en premier, il n'est pas évident que j'aurai acheté d'autres livres d'Annie Ernaux, il n'est même pas sur que j'aurai découvert "La Place"... Après avoir lu ce livre, j'ai voulu davantage comprendre l'auteur et ce qu'elle a pu ressentir, je me suis également demandée comment cette femme pouvait étaler sa vie à ce point, comment elle pouvait dénigrer les personnes qu'elle a aimé et qui l'ont aimé... A celà, j'ai trouvé sur le net qu'elle y avait répondu lors d'une interview "... ça s'est passé". D'accord... mais est-il vraiment nécessaire, vraiment bon de balancer ça comme ça ?! J'aurai vraiment aimé connaître la réaction de ceux qui ont lu, compris son livre et qui y sont présents... Je me demande toujours comment on peut dire ça, tout ça, ou simplement comment on peut le penser. J'ai beau la lire, essayer de comprendre, mais dans "Les armoires vides" je n'arrive pas à trouver un brin de remords. N'a t-elle donc aucun remord d'avoir dénigrer des gens qui l'aimaient. Je l'admire et en même temps je n'aime pas la façon dont elle pensait !! Je suis née dans famille ouvrière et fière de mes ascendants... Mais peut être que chacun d'entre nous, à un moment donné de sa vie, même infime, a pensé comme elle... Je ne lui jette pas la pierre, loin de là puisque je la lis et la lirai...

Résumé au dos du livre :
"ça suffit d'être une vicieuse, une cachottière, une filel poisseuse et lourde vis-à-vis des copines de classes, légères, libres, pures de leur existence... Fallait encore que je me mette à mépriser mes parents. Tous les péchés, tous les vices. Personne ne pense mal de son père ou de sa mère. Il n'y a que moi"
Un roman âpre, pulpeux, celui d'une déchirure sociale, par l'auteur de "La place".
   Un blog, sans rubriques pour parler de livres, pour une *ancienne* littéraire *on dirait pas?! je sais ^^*, c'est une honte, à moins que ça ne soit un affront, un pied de nez à la littérature, lol.
    Dans mon cas, c'est juste un manque de temps qui fait que je ne lis quasiment plus pour mon plaisir . C'est désolant d'attendre les vacances, pour pouvoir se poser dans un coin tranquil et se plonger à corps *voire coeur* perdu dans un bon bouquin !!
    Durant l'année, j'achète *compulsivement* pleins de livres, en commence certains qui me semblent passionnants puis les lâches vite fait... Certainement parce qu'ils ne sont pas si sensationnels que ça, mais aussi parce que je n'ai pas de temps pour m'y consacrer entièrement !! Du coup, je suis en train de ressortir tous mes bouquins non lus ou à peine commencés et achetés durant l'année ou même avant...
    Cependant, comme j'étais bien occupée ces temps derniers , je n'ai presque pas lu, enfin je viens à peine de m'y remettre . C'est pourquoi je me suis apperçue qu'une rubrique "bouquins" manquait terriblement, lol, à mon blog et qu'il fallait que je remédie à ça rapidemment !!

l'injustice / GAROU

le 12/07/2006 à 23h17

"Quand t'en as ras le bol de ceux qui font semblant"


"L'injustice tu la prends comme un poignard au coeur"


"L'injustice tu la prends comme une balle dans le dos
Quand jugées comme un crime ta couleur et ta peau"


"Quand tu as sur le coeur qu'on te donne tous les torts
Qu'il te reste la pudeur de pardonner encore"

Mme de Genlis

le 07/07/2006 à 21h21

Voilà la phrase que Mzelle Virginie R. aurait dû nous citer en Anthropo :


"On s'étonne trop de ce qu'on voit rarement et pas assez de ce qu'on voit tous les jours."


(Madame de Genlis)

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