La mère de la petite que je garde travaille chez Dior, et récemment elle m’a proposée une invitation pour la « Braderie Dior »… J’étais un peu réticente… Ce n’est pas du tout mon univers, tout serait bien trop cher pour mon petit portefeuille, et être en présence de personnes sentant l’argent à plein nez n’est pas ma grande passion… Bref, j’ai accepté et je me suis finalement rendue jeudi à la Porte de Versailles, Hall 8. Heureusement que j’étais prévenue : « il y a deux bonnes heures de queue », j’avais prévu mon petit bouquin de Levy !!
Attention, vous allez entrer dans un monde étrange *petite musique qui fait peur* XD
Tout d’abord, je fais la queue… dehors… Il n’y a qu’une petite vingtaine de personnes devant moi. Au bout d’une petite dizaine de minutes, on nous fait entrer… et là… « humpfff qu’est ce que c’est que ça » dixit de mon petit voisin de devant, fort charmant mais avec un petit air arrogant… Et oui, arriver dans le hall, nous rejoignons une file d’attente assez importante… Cependant, nous avançons régulièrement, aucun besoin de s’affoler. Pour mouvementer l’attente, certaines personnes essayent de passer devant d’autres pour rejoindre untel ou untelle qui les attend à l’autre bout de la queue… sauf que nous ne sommes pas à dans un parc d’attractions (petite pensée pour Julien ^^) et les gens sont très haineux les uns envers les autres et ne se laissent pas passer, si bien est qu’une demoiselle de mon âge a du remonter la queue pour retrouver sa mère ^^. Des « conasses » a tire la rigot s’en sont suivies « mais elle n’arrête pas d’insulter tout le monde » XD… Bref, pendant environ 2h, je me suis bien bidonnée au milieu des bogoss aux chaussures pointues et de ces greluches hyper maquillées, aux lunettes Gucci et fringues hyper tendances où se côtoient du Dolce & Gabana, Dior et d’autres marques que je n’ai pas le « privilège » de pouvoir porter, ni même tout simplement de connaître !!
Etrange, étrange que ce monde où tu dois te déshabiller pour entrer : « Bonjour mademoiselle, vous n’avez rien en dessous ? » -sous entendus : en dessous des beaux vêtements que j’avais mis pour ne pas paraître trop différente- « euh non », enfin mon soutif, mais si vous voulez je peux me mettre en culotte hein… Je ne croyais pas si bien penser à ce moment là !! Bref les vestiaires sont obligatoires, je donne donc mon sac (« Mim ») et ma petite veste en jean (« Jennyfer ») à un petit gars fort mignon qui me demande si je n’ai pas de maroquineries sur moi et quelque chose que je n’ai pas compris… Mais vu toutes les précautions que j’avais prises pour pouvoir rentrer et affronter tous les vigiles sans trop de désagréments je ne devais pas avoir cette chose sur moi… Et oui, ça sert de regarder et d’écouter entre 2 lignes de Où es-tu ? les raisons pour lesquelles les gens se font interpeller.
Ça y est me voilà dans la cage aux fauves… Je vois une petite vieille prendre un grand sac blanc à l’entrée… Je pense en moi-même… « Eh bien, elle est décidée à acheter celle-là » jusqu’au moment où j’avance dans l’arène et que je m’aperçoive que je suis l’une des seules nanas qui ne portent pas de grands sacs blanc en plus de sa petite pochette en plastique transparente où se côtoient deux pièces d’identité, chéquier, carte bancaire, portable et invitation (attention, pas de clef à l’intérieur, si des fois l’envie me prenait de crever les yeux de ma voisine qui m’aurait pris des mains ce sac à main tant convoité, il vaut mieux se méfier)…
Bref, je tombe chez « Baby Dior », j’adore les vêtements d’enfants, et là excepté une petite chemisette que j’ai trouvé mignonne, je n’ai rien vu de cassant… Passons aux sous-vêtements… Rien de génial non plus (pis perso, moi j’ai besoin d’essayer les choses avant d’acheter). Dans ce monde, finit les culottes, strings, et autres soutien-gorges en dentelle à 2€ qui sont allègrement entreposés sur les stands dans les métros ou plus communément sur les marchés. Ici, les dentelles sont brodées DIOR. Et franchement, j’ai connu plus belles broderies pour beaucoup moins cher. Puis, une autre queue se dresse, après une bien longue qu’on vient enfin de finir, pour accéder aux bijoux (je n’ai pas eu le temps d’y aller, peut être que je serai repartie avec quelque chose !!)
Au sac à main, il y avait un monde fou, comme aux chaussures d’ailleurs. J’y ai passé un petit moment. J’ai essayé des chaussures, beaucoup trop haute (pourtant j’aime les talons et je pense savoir marché avec, mais là… XD) et peut être que j’aurai pu me laisser tenter par un petit sac à main blanc si le prix pour caser juste une mini bouteille d’eau dedans ne dépassait pas allègrement les 100€… Un petit tour au niveau des ceintures… Vous pouvez me dire, pourquoi payer si cher une ceinture sur laquelle on n’aperçoit même pas le symbole Dior… ? Pour le prix, autant que la marque se voit… je sais pas moi…
Pis là, je me retourne, et je vois tout pleins de fringues, mais pas que ça… Entre les rayons s’habillent et se déshabillent femmes et hommes… Un sein par là, un décolleté par ici, un petit boxer au loin… Et oui, out les cabines d’essayage, vive l’exib’… En même temps, vu les prix des vêtements, je comprends pourquoi les gens préfèrent essayer avant d’acheter, mais de là à montrer sa petite culotte de marque à tout le monde… y’a des limites… Enfin plutôt non, dans ce monde, les limites il n’y en a pas…
Enfin vite sortons de là… avant dernière queue pour payer. Moi je passe, sourire aux lèvres, derrière les barrières en même temps qu’une petite vieille qui n’a rien acheté.
Et là, il faut que je vous avertisse de quelque chose de super important, dans ce genre d’endroit une fois qu’on a passé, même seulement de quelques pas un vigile et qu’on se dirige vers la sortie, on est sortie. Impossible de repasser de l’autre côté du dit vigile, même pour chopper un petit souvenir : une pochette avec écrit Dior dessus, lol. La petite vieille que j'ai cité pls haut, a demandé si elle pouvait en prendre au moment où je franchissais le vigile. Je suis donc revenue sur mes pas pour lui demander si je pouvais faire de même, mais j’ai eu le droit à un charmant « d’où vous venez ? » « bah… de là [montrant la braderie], et je me dirigeais vers la sortie et je… », « donc vous êtes sortie !! » Ah bah alors si je suis SORTIE…
Enfin... Et là, voilà que se dresse devant moi, LA dernière file d’attente pour récupérer ses biens laissés à l’entrée. Vite, j'ai fait bien vite, je ne me suis pas retournée, je suis sortie au grand air parisien…
Finalement, je me suis régalée simplement à observer les gens… J'aime ces endroits que je ne connais pas, j'aime observer des "moeurs" différentes aux mienes. J’aurai pu faire une enquête de terrain là dedans, y’a tellement à voir et à dire !! J'aurai pu être une bonne ethnologue qui sait :D ?!